Main | Apple Watch 2 : bienvenue dans l'ère du luxe jetable ? »
jeudi, mai 31, 2018
Artisanat d'art : dessine-moi un papillon…
SIHH 2017 - La nature s'enchante et s’anime grâce au papillon automate de la nouvelle montre Lady Arpels de Van Cleef & Arpels.
Motif cher à la maison horlogère et joaillière Van Cleef & Arpels depuis les années 1920, le papillon se dévoile cette année sous un nouveau jour, à l'occasion de l’édition 2017 du SIHH. Cette fois, c'est une montre intégrant un papillon automate qui vient enchanter la nature, dans un étonnant exercice de luxe et d'artisanat d'art. Sous la glace du cadran, un monde de poésie champêtre se dévoile, rythmé par un délicat papillon posé sur une fleur. Tandis que les heures et les minutes s’écoulent discrètement à droite, ce dernier prend vie en battant des ailes de façon aléatoire : deux à cinq fois de suite en fonction de la réserve de marche.
Lorsque la montre est au repos, le papillon se déclenche à intervalles irréguliers, 19 fois en une heure, totalisant ainsi jusqu’à une centaine de battements. Le rythme s’accélère lorsque la pièce est portée, le même nombre de battements est alors atteint en un temps plus court : par exemple 30 minutes seulement si les mouvements du poignet sont actifs. Ce spectacle gracieux est également disponible à la demande, une pression sur le bouton poussoir suscitant alors cinq battements consécutifs.
Afin de réinterpréter à la fois la vitalité et la délicatesse de la nature dans les décors de cette montre, la maison horlogère a sélectionné plusieurs métiers d’art, tous maîtrisés par les artisans des ateliers horlogers Van Cleef & Arpels, à Meyrin. Intégralement réalisé dans le canton de Genève en Suisse, le cadran rassemble ainsi différentes techniques d’émail. Le papillon, dont les ailes s’habillent de deux nuances d’émail plique-à-jour, apparaît sur une fleur en nacre sculptée, aux reflets irisés.
L’émail champlevé, qui offre une douce tonalité bleutée aux fleurs, se prolonge sur les feuillages, également parés d’un dégradé d’émail plique-à-jour courbe. Grâce à ce nouveau procédé développé spécifiquement par Van Cleef & Arpels, la transparence de la matière se conjugue à un effet de volume qui renforce la profondeur du cadran.
La perspective est également accentuée par l’arrière-plan, où la lune en émail paillonné se reflète dans l’eau sertie de saphirs bleus, mauves et violets. Diamants ronds et taille poire ponctuent également ce spectacle d’étincelantes corolles. La scène se poursuit au dos de la montre grâce à un décor gravé sur le fond de boîte en or blanc, et jusque sur la masse oscillante, élégamment dévoilée. Petit tour d'horizon en images dans les coulisses d'une création d'exception...
Attention, chéri, ça va couper… Aussi beaux et inutiles qu'une montre de nos jours, les couteaux d'exception se piquent du temps qui passe…
Le monde des collectionneurs d'objets de luxe est peuplé de créatures étranges..., mais qui se ressemblent. Du moins, celles qui collectionnent les jouets pour hommes, adeptes de la précision, du soin du détail qui éveille le mâle épicurien. Parmi ces fantasmes et plaisirs se trouvent aussi bien l'automobile de luxe que l'horlogerie et, bien souvent, les couteaux. Tous aussi inutiles les uns que les autres au XXIe siècle. Donc rigoureusement indispensables !
Un salon dédié aux couteaux de collection, le FICX (Forum international du couteau contemporain) en rassemble les amateurs. Pendant deux jours, à la rentrée, il dévoile le meilleur des fines lames d'aujourd'hui, dont certaines ne cachent pas leurs affinités horlogères. Il faut dire que les passerelles entre les deux univers sont évidentes, multiples, et permettent à l'amoureux de belles tocantes d'élargir son univers de collectionneur de manière cohérente.
Parmi les trouvailles détectées, trois marques sortent du lot. Alain Valette est la première. L'homme est doté d'une imagination mécanique qui frise le génie – ou la folie, au choix. Sa dernière invention ? Eureka, un couteau dont le corps est réalisé à partir d'authentiques composants horlogers et dont la lame se déplie à l'aide d'une couronne, à l'image d'un remontoir. Ludique, technique, la pièce s'inscrit dans un vaste projet d'Alain Valette, Le Rêve de Chronos, dont le couteau lie passé, présent et avenir.
Alain Grangette est un autre féru de lames et d'horlogerie – ou, dans son cas précis, d'astronomie. L'homme a conçu un couteau intégrant un cadran solaire. On retrouve dans sa création toute la terminologie horlogère : platine en titane, finition perlée, inserts en nacre, vis bleuies, etc. Au centre du manche se niche un véritable cadran solaire qui se déploie grâce à un mouvement miniaturisé et caché. On est ici proche, très proche, des automates qui ont fait les grandes heures de l'horlogerie mécanique de la fin du XVIIIe siècle, associé à un pur métier d'art niché dans la Creuse. Et le cadran solaire est évidemment fonctionnel !
Deux derniers artisans se distinguent également par leur mariage de coutellerie et d'horlogerie. Au-delà des Alpes, il y a Corrado Moro. Sa création « Tourbillon » se déplie de manière traditionnelle, mais sa charnière évoque, quoique de manière relativement lointaine, un tourbillon horloger. Enfin, en France, Cyrille Lièvre propose quelques intéressantes réalisations pour se faire la main (et la lame), à base de composants horlogers appliqués sur un corps façonné telle une platine. L'inspiration horlo-steampunk s'est greffée sur ce couteau piémontais à lame damas, manche laiton avec éléments d'horlogerie et anneau de bélière mobile... pour seulement 280 euros.
voir plus fausse rolex et Rolex Sky Dweller montre